( Texte modifié en février 2012)
Monsieur Phạm Kiêm Âu est né en 1919 au village de Hội An, province de Đồng
Tháp, Vietnam.
Pendant près de 40 ans, de 1944 à 1982, il a exercé son métier d’enseignant
dans différents lycées à Cần Thơ, à Quảng Bình, à Huế, et à l’université de
Huế. Son poste principal était le lycée des filles Đồng Khánh, où il
travaillait plus de 20 ans, de 1955 à 1976. Il a pris sa retraite en 1982,
son dernier poste étant le département de français - École Normale
Supérieure de Hué.
Après son décès en septembre 1994, certains de ses anciens élèves qui
résident à l’étranger ont souscrit pour sa famille afin de l’aider à
construire sa tombe. Selon le souhait des siens, consenti par ces
expéditeurs, la souscription a été utilisée au premier abord comme les
bourses d’études, d’où l’idée d’établir un fonds portant son nom, avec
l’objectif de les réserver aux élèves dont sont reconnus l’esprit studieux
et les difficultés économiques. D’un tel départ modeste, le fonds a reçu
progressivement le soutien de ses anciens élèves, des amis, des bienfaiteurs
et de ses descendants, ce qui lui permet de fonctionner en continu et de
mutiplier les écoles qui en profitent ainsi que le nombre des bourses.
Partant du principe qu’il s’agit d’une activité de charité, les responsables
du Fonds des bourses Phạm Kiêm Âu ont respecté l’objectif que la totalité
du montant est réservé uniquement à établir
les bourses d’études, ils ne bénéficient donc d’aucun privilège matériel et
moral et ce sous n’importe quelle forme.
C’est aussi la base sur laquelle pourrait exister et fonctionner le Fonds
conformément à la nature de la charité.
Après
plus de 15 ans, c’est pour le Fonds des bourses Phạm Kiêm Âu l’occasion de
se voir sur la longue étape qu’il a passée et de porter aux nouvelles pistes
de réflexion plus réalistes. Il est décidé, par cela, qu’à partir de l’année
scolaire 2009-2010, les bourses sont accordées aux collégiens à la
province de Thừa Thiên - Huế, adolescents pour la plupart, dont la famille
doit subir des difficultés économiques, et qui, durant leurs études,
s’obligent à pratiquer des travaux manuels pour aider leur famille. Ces
occupations, qui influent certainement sur leur scolarité, ne détruisent
pourtant pas la persévérance dans leurs études. Tous ces critères, attestés
par écrit par la direction de l’école où ils travaillent, serviront de
documents d’appui aux responsables du Fonds pour l’examination et
l’attribution des bourses.
Espérons qu’avec la somme de 500.000 VND pour une année à chaque boursier,
ceux qui se préoccupent du Fonds pourront aider les élèves, d’une manière
modeste, à surpasser les difficultés économiques en vue de leur meilleure
scolarité et ainsi faire naître une saine émulation au sein de l’école.
Telle
est aussi la volonté du Maître Phạm Kiêm Âu à tous ses élèves.
Le
Fonds des Bourses Phạm Kiêm Âu